Dans cet extrait du journal Le Monde, Pascale Richard, évoque
ce qui caractérise le mode de vie des 15-25 ans : porter
des vêtements de marque, écouter de la musique
rock, techno, rap, passer 2 h 15 devant la télévision,
et communiquer par Internet. C’est cet enthousiasme
pour les moyens de communication, que sont le petit écran
et l’ordinateur, que nous développerons.
Contrairement aux générations précédentes,
ces deux outils font partie de l’environnement des jeunes
dès leur naissance, Ils sont pris dès le plus
jeune âge dans un flot d’images, où le
virtuel se mêle à la réalité. Or
ces images sont génératrices d’émotions
parfois intenses qui ne sont jamais ou très rarement
verbalisées par les enfants et les parents. Or il est
important pour la construction de la personnalité d’arriver
à maîtriser ses émotions, d’avoir
un esprit critique.
La télévision et les jeux vidéo sollicitent
principalement la vue et l’audition, le reste du corps
étant peu sollicité, il accumule des tensions
nerveuses et des déformations liées aux mauvaises
postures. Les jeunes se détournent des activités
physiques qui réclament, elles, un effort (il est plus
facile de marquer un but dans un jeu vidéo que sur
le terrain). Le virtuel apporte des satisfactions, des plaisirs
faciles, alors que la réalité est tout autre,
elle implique travail, peine, parfois souffrance et frustration,
avant le plaisir de la réussite.
La vision prolongée d’images n’est pas
bonne pour l’organisme, elle est à l’origine
de fatigue visuelle, de troubles de sommeil et peut, dans
des cas, heureusement rares, provoquer des crises d’épilepsie.
L’immobilisme favorise le grignotage, la consommation
de boissons sucrées (vantées par les publicités)
et bien sûr favorise les problèmes de surpoids.
Les enfants ne sont jamais confrontés à l’ennui,
au manque, or ce temps est indispensable dans la construction
psychologique de l’enfant qui doit alors chercher une
solution, et entreprendre autre chose, et apprendre à
se retrouver face à lui-même.
Les relations des personnages sont artificielles, les problèmes
se résolvent..., la réalité quant à
elle, reste douloureuse, fade, impitoyable.
L’enfant se construit en imitant les modèles
qu’il voit, or les scènes violentes se multiplient
sur les écrans, on peut s’inquiéter de
l’effet que cela peut avoir sur les jeunes, qui ne font
pas la différence entre virtualité et réalité.
Bien sûr, l’utilisation à des fins pédagogiques
(documentaires, informations scientifiques, littéraires,
cours via Internet...) de ces outils n’est plus à
démontrer. Il est indispensable que les adultes apprennent
aux jeunes à utiliser, choisir les programmes, les
jeux vidéo, limiter leur utilisation, afin de privilégier
d’autres activités plus physiques et favoriser
les échanges (analyse de ce qui été vu,
réalité et fiction, les émotions ressenties,
etc.).
Car les jeunes doivent développer leur libre arbitre,
leur liberté de penser, d’imaginer des relations
humaines afin d’être armés pour affronter
les réalités de la vie.
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